L’ordre féodal :

A la fin du XIIème siècle, les principaux Etats d’Europe de l’Ouest étaient en place. Ils furent divisés en nombreux petits fiefs dirigés par des seigneurs ayant entre eux des liens de suzeraineté et de vassalité. Cet ordre féodal, que l’on pourrait comparer à une pyramide au sommet de laquelle trônerait le roi,  comprenait les grands seigneurs, puis leurs vassaux, les petits barons et enfin des bannerets et simples chevaliers. Cette noblesse guerrière dirigeait le reste de la société. Elle percevait des impôts pour vivre et s’équiper ; en échange, elle assurait la défense de  la population vivant dans ses domaines. L’Eglise constituait l’autre pouvoir principal dans la société médiévale, et son rôle dut prépondérant dans l’évolution économique et sociale de l’Europe Occidentale.

Une nouvelle ère :

Cette époque fut marquée par  une croissance de la  population et des richesses et par de profonds changements. Les villes se développèrent et s’affranchirent peu à peu de l’autorité des seigneurs, obtenant du roi des chartes de franchises. Le pouvoir royal reprit progressivement son autorité sur les grands seigneurs qui avaient accaparé des droits et des richesses  au point de supplanter le pouvoir royal. C’était le cas de la famille des Plantagenêt, vassaux en théorie du Roi de France, mais devenue plus  puissante que les Capétiens.

Le Limousin au XIIème siècle :

 Le Limousin était une province au cœur du duché d’Aquitaine. Toute la partie Sud-ouest de l’actuel département de la  Haute-Vienne était sous la domination des vicomtes de Limoges. Leur fief était entouré par les vicomtés de Comborn et de Pompadour à l’Est, et les possessions de l’évêque de Limoges ainsi que le comté de la Marche au Nord. Ces seigneurs étaient censés être les vassaux des ducs d’Aquitaine, qui se trouvaient également être les rois ou les fils des rois d’Angleterre.

La guerre au Moyen Age central :

La Guerre au Moyen Age impliquait peu de grandes batailles comme on se les imagine. Les armées en campagne se croisaient rarement. A la place, elles pillaient et mettaient à sac les places fortes afin d’affaiblir l’emprise de l’adversaire sur le territoire. La guerre était faite par les nobles accompagnés de roturiers combattant à pied. Les combattant les plus riches combattaient à cheval et, en se mêlant à la noblesse, devinrent les chevaliers.

Les chevaliers :

Plutôt d’origine noble, les chevaliers combattaient à cheval. Ils étaient les combattants d’élite de l’époque, alors que la cavalerie dominait le champ de bataille. Ayant juré de défendre et de se comporter selon certaines valeurs, ils donnèrent naissance à un ensemble de mythes dont les célèbres chevaliers de la Table Ronde. Ces valeurs comprenaient l’honneur, la bravoure, la défense de l’Eglise et des faibles. Cependant, l’ambition personnelle, l’avidité et l’orgueil leur firent souvent oublier leurs vœux chevaleresques. La chevalerie acquit un tel prestige au XIIème siècle que même de grands seigneurs comme Richard Cœur de Lion s’en réclamèrent.

La troisième croisade :

Le XIIème siècle fut le temps des croisades. Depuis 1099  date de la 1ère croisade,  Jérusalem et la « terre sainte » étaient entre les mains des Chrétiens. En 1188, la reconquête de Jérusalem par les musulmans commandés par Saladin incita à entreprendre la troisième croisade. Les plus grands rois d’Europe et de leur époque y participèrent. Richard Coeur de Lion s’y impliqua activement même s’il n’arriva pas à reprendre la ville sainte. Cet évènement fut l’un des plus marquants de son règne et contribua à forger son mythe.